La fabrication d’un moulage :
de la prise
d’empreinte au
tirage et à la patine

La prise
d’empreinte

La réalisation
du titrage

L’élaboration
de la patine

Reproduction fidèle d’une œuvre sculptée, le moulage résulte d’un processus long et minutieux, qui repose sur la création d’un moule puis de son exploitation pour obtenir des tirages multiples.
La prise d’empreinte
La prise d’empreinte physique
Élastomère silicone pour la réalisation de l’Hercule Farnèse
Les artisans de l’atelier de moulage de la Rmn-GP réalisent des prises d’empreinte sur des œuvres d’art originales. Pour les préserver, une couche de protection est appliquée sur l’ensemble de la pièce. Le mouleur-statuaire applique ensuite, au pinceau, deux couches d’élastomère liquide. Cette membrane est épaissie jusqu’à un centimètre environ suivant le volume à mouler. Ce matériau présente l’avantage d’être élastique, précis et facile à démouler.
Création du moule
Lorsque le volume est enrobé de sa membrane en silicone, on réalise sur l’ensemble, des châpes en plâtre correspondant aux différentes parties du moule. Celles-ci maintiennent le silicone une fois l’ensemble démoulé. Un châssis en bois vient terminer l’ensemble, pour soutenir les châpes, aider au démoulage et à la manutention du moule. Une fois le moule terminé, l’œuvre est démoulée. C’est l’étape la plus délicate : toute manipulation malencontreuse peut endommager l’original.
Démoulage
La prise d’empreinte 3D
Bénéficiant des apports de la technologie numérique, l’atelier de moulage réalise également des prises d’empreinte 3D, qui présentent le double avantage d’éviter le contact direct avec l’œuvre et d’offrir la possibilité de faire des agrandissements et des réductions. La définition de surface offrant moins de précision que l’élastomère de silicone (une différence de 5 microns pour la prise d’empreinte physique contre 200 microns avec l’utilisation de la 3D), la technique numérique n’est privilégiée qu’en cas de fragilité de l’œuvre originale ou de volonté de changement de format au tirage.
Prise d’empreinte numérique de l’Ours Pompom
La réalisation du tirage
L’atelier de Moulage de la Réunion des musées nationaux — Grand Palais possède quelques 6 000 moules, dans lesquels sont tirés des moulages en plâtre, en résine, en terre cuite ou en bronze. La technique la plus fréquemment employée est celle du coulage à l’imprimé. Le plâtre est déposé en couches dans le moule : la première avec le plâtre seul, la deuxième est renforcée avec de la filasse. Pour les pièces de grandes dimensions, une armature en bois ou en métal est réalisée pour soutenir et consolider le volume.
Démoulage
Quand le plâtre est pris, le tirage est dégagé du moule. La pièce présente des coutures, qui correspondent au plan de joints des différentes parties du moule. Ces dernières sont ébarbées puis retravaillées en uniformité avec le modèle pour rendre invisible toute trace du processus de fabrication.
La patine
Patine effet bronze
La dernière étape de la fabrication d’un moulage consiste à patiner le matériau brut pour lui conférer un effet de surface au plus proche des originaux : il s’agit de lui donner l’aspect du marbre, de la terre cuite, du bronze, etc. ainsi que l’effet du passage du temps.
L’atelier de Moulage de la Rmn-GP emploie une équipe de patineurs qui maîtrisent cet art. La réalisation d’une patine passe toujours par l’observation minutieuse de l’original afin que le résultat soit le plus exact possible. Les patineurs travaillent en collaboration avec les conservateurs des musées afin de valider le modèle de référence.
Patine effet marbre
Consultez un article complet sur nos métiers publié dans la Revue des patrimoines.