VIERGE À L'ENFANT

VIERGE À L'ENFANT

VIERGE À L'ENFANT

Art français du Moyen Age à l'époque moderne
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VIERGE À L'ENFANT

ORIGINE ET DATE:

Seconde moitié du XIVème siècle
Région du Rhin moyen et appartient au collection d'Antoine Vivenel
LIEU DE CONSERVATION DE L'ORIGINAL: 
Mot(s)-clé(s): 
statuette, vierge, marie, bible, enfant, christ, jesus

MATIERE:

Original en ivoire d'éléphantReproduction Rmn-GP en résine patinée à la main

DIMENSIONS:

Hauteur: 21 cm
Largeur: 5 cm
Profondeur: 7,5 cm
Dont socle: 
1,5 cm
x
8 cm
x
9 cm
NUMERO D'INVENTAIRE MUSEE: 
Inv. L.330
REFERENCE RMN-GP: 
RF004801
PRIX DE VENTE: 
153,00 € TTC

La vierge, tête droite, porte une couronne mutilée, vraisemblablement entièrement à fleurons. Assise, en robe longue, l'enfant habillé d'une tunique qui laisse poindre le pied gauche délicatement modelé, est dressé sur son genou gauche. D'un geste affectueux et confiant, appuyé sur l'épaule de sa mère dont il tient les deux pans du voile croisés sur le haut de la poitrine, Jésus présente de la main gauche un globe assimilable à un fruit (pomme ?). Jaillissant de la main droite de la vierge, laissée libre par le pli du manteau, une sorte de fleuron composé d'éléments superposés alternés la prolonge, soulignant le rendu un peu sec de l'attache au poignet. L'autre main relève d'un geste élégant le bas de la tunique de l'enfant. Le long manteau de la Mère drape le dessus du bras droit et tombe par des plis en V sur la robe, munie d'une ceinture, laissant paraître le pied encore visible. Les deux visages expriment une certaine tendresse et l'admiration réciproque par des traits encore insuffisamment individualisés qui préfigurent l'art du portrait. La communication se fait entre les deux personnages par une sorte de complicité que souligne leur degré d'intimité. Le voile encadre une chevelure qui ondoie jusqu'au cou, alors que celle de l'enfant forme des mèches bouclées arrêtées par une frange frontale. Le visage large, une petite bouche perdue dans des joues pleines, telle apparaît la vierge au sourire aimable, aux yeux plissés en amande que soulignent paupières et arcades sourcilières. Le dos de cette statuette, dont la légère cambrure antéropostérieure, liée à la nature du matériau d'origine, est plat et rythmé par la retombée du voile marial, les plis cassés à la base du manteau et la grande simplicité du siège. Ce travail dénote une grande virtuosité de la part du maître ivoirier qui a su notamment intégrer son œuvre à la courbure du matériau. Le thème de la vierge de tendresse traité ici sans raideur véritable a contribué à rapprocher la vierge des fidèles grâce à sa grande humanité. Il semble difficile d'attribuer à une école précise ce groupe qui paraît avoir été réalisé à la fin du XIVème siècle, peut-être en France. En effet, les longs plis droits de la tunique de l'enfant doivent être rapprochés stylistiquement de ceux du manteau d'une vierge à L'Enfant assise de la collection Wernher attribuée à un atelier parisien vers 1320-30 ou bien encore au style du maître du diptyque de Kremsmunster près de Vienne (Rhin Supérieur).