TANAGRA FILLETTE ENDORMIE

TANAGRA FILLETTE ENDORMIE

TANAGRA FILLETTE ENDORMIE

Antiquités grecques, étrusques et romaines
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TANAGRA FILLETTE ENDORMIE
Artiste(s): 

ORIGINE ET DATE:

Epoque Ptolémaique, vers 300 avant J.-C.
Trouvé à l' Alexandrie et don Heuzey en 1918
LIEU DE CONSERVATION DE L'ORIGINAL: 

MATIERE:

Original en terre cuiteReproduction Rmn-GP en résine patinée à la main

DIMENSIONS:

Hauteur: 9 cm
Largeur: 6,5 cm
Profondeur: 8 cm
Dont socle: 
1 cm
x
6,5 cm
x
8 cm
NUMERO D'INVENTAIRE MUSEE: 
CA 2185
REFERENCE RMN-GP: 
RB002145
PRIX DE VENTE: 
99,00 € TTC

Traité par les artistes grecs dès la fin du Ve siècle avant J.-C., le thème de l'enfance, connaît, à l'époque hellénistique (330-31 avant J.-C.), une faveur particulière témoignant de l'intérêt accru pour la représentation humaine dans sa diversité et à tous les âges de la vie. A partir des types plus ou moins naturalistes mis au point par les artisans athéniens vers 340 avant J.-C. et appelés aujourd'hui " tanagréens " en raison de leur présence en grand nombre dans les tombes de Tanagra (Béotie), les ateliers de l'ensemble du Bassin Méditerranéen vont produire des sujets qu'ils adapteront à la demande locale pendant plus d'un siècle. Alexandrie, fondée en 331 avant J.-C. par Alexandre le Grand, fut un important centre producteur de ces sujets, qui fournira aussi des types originaux issus de la religion syncrétique égypto-grecque qui s'y était développée (Aphrodite-Isis, Harpocrate, Serapis, Bès...). La statuette reproduite ici pourrait avoir été créée vers 200 avant J.-C, dans la lignée des types dits " tanagréens ".Alors qu'ailleurs la vocation cultuelle des statuettes est attestée (sanctuaires, maisons), à Alexandrie, elles semblent avoir eu un rôle essentiellement funéraire. Les nécropoles de la cité en ont livré des centaines qui accompagnaient les défunts pour leur vie dans l'Au-delà et nous donnent aujourd'hui des indices sur leur identité et peut-être sur l'âge auquel ils ont quitté le monde. Le charme de la scène pousserait facilement à l'assimiler à une scène de genre, mais, bien que l'on ignore le lieu exact de sa découverte, la petite fille aux traits légèrement négroïdes, avait probablement été déposée dans la tombe d'une enfant. Assise sur le sol, les jambes repliées contre la poitrine, elle s'est endormie en tenant entre ses mains une couronne de fleurs, que des couleurs, dont il ne reste qu'une touche de rose vif dans un creux, venaient animer. Cet attribut fournirait, avec le sommeil dans lequel est plongée la fillette, une preuve supplémentaire de sa destination. En effet, des parures végétales funéraires ont été trouvées à plusieurs reprises dans les tombes d'Egypte, dont le climat, contrairement à celui de la Grèce, est propice à la conservation des matériaux organiques.