REPRESENTATION DU "MALADE IMAGINAIRE"

REPRESENTATION DU "MALADE IMAGINAIRE"

REPRESENTATION DU "MALADE IMAGINAIRE"

Palais et châteaux
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REPRESENTATION DU "MALADE IMAGINAIRE"
Artiste(s): 
France
(1618-1682)
Graveur(s): 
Lepautre Jean
France
(1618-1682)

ORIGINE ET DATE:

1676
LIEU DE CONSERVATION DE L'ORIGINAL: 
Technique: 
eau-forte, burin

DIMENSIONS:

Plaque de cuivre : H.
29 cm
; L.
42,9 cm
Feuille : H.
38 cm
; L.
56 cm
NUMERO D'INVENTAIRE MUSEE: 
3934
REFERENCE RMN-GP: 
KM003934
PRIX DE VENTE: 
90,00 € TTC
Tirage illimité, ni justifié ni signé, en noir.

Jean Lepautre fut nommé graveur ordinaire du roi Louis XIV en 1667 et fut reçu à l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture en 1677. Estimé à 1500 planches, l’ensemble de son œuvre est varié et recouvre diverses thématiques. Ainsi a-t-il gravé des ornements, des paysages, des scènes mythologiques et historiques. Sa reconnaissance par Colbert lui valut de graver pour le Cabinet du roi des planches d’une rare qualité. Ainsi pouvons-nous citer l’ensemble de la Grotte de Versailles, la Fête donnée à Versailles le 18 juillet 1668, les Divertissements donnés par le Roy en 1674, au retour de la conquête de la Franche-Comté ainsi que les gravures de divers bassins, statues et vases du parc de Versailles que la chalcographie du Louvre conserve. Les somptueuses fêtes données au château de Versailles avaient pour but de distraire la cour du roi et d’exprimer la puissance du souverain. Théâtre, carrousels, feux d’artifice, courses de têtes et de bagues…, offraient le faste aux courtisans qui avaient l’occasion de se faire remarquer auprès du monarque. La fête du 18 juillet 1668 fut relatée par André Félibien dans Divertissements donnés par le Roy en 1674 dans lequel les estampes témoignent du luxe des soirées à la cour de Louis XIV. Objet précieux, les ouvrages illustrés d'estampes étaient autant de moyens de propagande qui visaient à asseoir la suprématie du roi en Europe.Description de la pièce de théâtre du Malade Imaginaire : "[…] Après la collation qui fut très magnifique, sa Majesté étant montée sur le canal dans des gondoles superbement parées, fut suivie de la musique, des violons et des hautbois qui étaient dans un grand vaisseau. […] Ensuite de cela, le Roi descendit à la tête du canal, et étant entré dans la calèche, alla au théâtre que l’on avait dressé devant la grotte pour la représentation de la comédie du Malade imaginaire, dernier ouvrage du sieur Molière. L’aspect de la grotte servait de fond à ce théâtre élevé de deux pieds et demi de terre. Le frontispice était une grande corniche architravée, soutenue aux deux extrémités par deux massifs avec des ornements rustiques, et semblables à ceux qui paraissent au dehors de la grotte. Dans chaque massif il y avait deux niches, où sur des piédestaux on voyait deux figures représentant d’un côté Hercule tenant sa massue, et terrassant l’Hydre, et de l’autre côté Apollon appuyé sur son arc, et foulant aux pieds le serpent Python […]". Extrait des Divertissements de Versailles donnés par le Roy à toute sa cour au retour de la conquête de la Franche-Comté, Félibien André, Paris, 1674.