PRAJNAPARAMITA

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Art asiatique
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PRAJNAPARAMITA
Artiste(s): 

ORIGINE ET DATE:

Fin du XIIème - début XIIIème siècle
Trouvé au Cambodge pendant la mission Aymonier (1882-1883? )
LIEU DE CONSERVATION DE L'ORIGINAL: 
Paris, musée national des Arts asiatiques, Guimet
Mot(s)-clé(s): 
statuette, tête, cambodge, khmer, buddha

MATIERE:

Original en grèsReproduction Rmn-GP en résine patinée à la main

DIMENSIONS:

Hauteur: 46 cm
Largeur: 17 cm
Profondeur: 16 cm
Dont socle: 
7 cm
x
12,5 cm
x
12 cm
NUMERO D'INVENTAIRE MUSEE: 
MG 14941
REFERENCE RMN-GP: 
RK007603
PRIX DE VENTE: 
265,00 € TTC

Durant les premiers siècles de notre ère, le Cambodge est sous l'influence de l'Inde, et les Indiens se replient régulièrement sur lui chaque fois que la vallée du Gange est envahie ou menacée. Aussi la religion officielle y est-elle le Brahmanisme. Le pays tombe ensuite sous la domination des peuples de Java, mais dès le début du IXème siècle, les Khmers le reconquièrent tout entier et se choisissent pour capitale, mais un peu plus tard, le site d'Angkor. En dépit des troubles et des guerres qu'ils mènent contre leurs voisins, les Chams notamment, ils savent porter l'architecture et la civilisation à un niveau exceptionnel, surtout pendant la première moitié du XIIème siècle, au cours de laquelle fut édifié le grand temple d'Angkor Vat, qui marque l'apogée de l'art khmer classique. Mais, peu après, les Chams reprennent leurs attaques, s'emparent même par surprise de la capitale et l'incendient (1177). Dès 1181 toutefois, Jayavarman VII réussit à chasser l'envahisseur, se fait couronner roi et entreprend la reconstruction de la capitale dont le principal monument est le Temple du Bayon, dans la cité d'Angkor Thom. Sous ce règne se manifeste une certaine rupture avec la période précédente : le Brahmanisme est abandonné pour le Bouddhisme, ce qui entraîne de notables modifications dans le plan des édifices religieux, tandis que la décoration se fait plus exubérante et que les motifs s'inspirent directement de la réalité, comme il apparaît dans cette tête à l'expression rusée : son sourire un peu crispé et ses yeux bien ouverts mais un peu fixes n'ont rien de stéréotypé et sont bien éloignés de ces têtes contemporaines qui sourient calmement.