PETIT CHAT À L'ÉCUELLE

PETIT CHAT À L'ÉCUELLE

PETIT CHAT À L'ÉCUELLE

Art français du XIXe siècle
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PETIT CHAT À L'ÉCUELLE
Artiste(s): 
Italie
(1884 - 1916)

ORIGINE ET DATE:

vers 1906
Don de M. Desbordes en 1980
LIEU DE CONSERVATION DE L'ORIGINAL: 
Paris, musée d'Orsay
Mot(s)-clé(s): 
animaux, statuette, chat

MATIERE:

Original en bronzeReproduction Rmn-GP en résine patinée à la main

DIMENSIONS:

Hauteur: 21 cm
Largeur: 36 cm
Profondeur: 18,5 cm
Dont socle: 
1,5 cm
x
36 cm
x
19 cm
NUMERO D'INVENTAIRE MUSEE: 
RF 3545
REFERENCE RMN-GP: 
RF005986
PRIX DE VENTE: 
420,00 € TTC

La carrière de Rembrandt Bugatti fut précoce, mais brève : son talent est découvert alors qu'il n'a que 14 ans, mais il se suicide en 1916, à l'âge de 30 ans. Elle est pourtant riche. Il naît dans une famille d'artistes. Son père, Carlo Bugatti, est le célèbre créateur de mobilier, son oncle est le peintre Giovanni Segantini, son frère Ettore sera le fabricant d'automobiles. Le jeune Rembrandt apprend très tôt le dessin, le modelage et le travail du bois et du métal. Un jour de 1899, son père et un ami le sculpteur Paolo Troubetzkoy, découvrent dans l'atelier un petit groupe en terre représentant un paysan conduisant trois vaches. C'est Rembrandt qui l'a modelée et l'a cachée sous un linge humide... Médusé par son talent, Troubetzkoy l'envoie étudier l'art à l'Académie Brera de Milan. L'installation de son père à Paris en 1904, alors qu'il n'a que 19 ans, lui permet de fréquenter assidûment la ménagerie du Jardin des Plantes : les animaux y seront ses modèles. Admiratif, le fondeur A. A. Hébrard lui propose d'éditer en bronze ses sculptures animalières. En 1904, c'est la première exposition à la galerie Hébrard rue Royale. Désormais, chaque année, Rembrandt y montrera ses dernières créations. 1907 est un tournant : la Société royale de zoologie d'Anvers l'invite "en résidence". Il peut librement travailler au zoo, le plus grand d'Europe en ce temps, y exposer ses œuvres et même les vendre. Il y restera jusqu'à la guerre, dans des conditions de vie difficiles : une modeste chambre, un atelier humide, de longs séjours en plein air pour modeler les animaux, le font contracter la tuberculose, diagnostiquée fin 1909. En 1910, il expose ses œuvres à Anvers, avec un immense succès et Hébrard lui fait obtenir la Légion d'honneur : il n'a que 26 ans. Mais la dépression s'installe : "Ma consolation, dit-il, c'est le jardin zoologique où je passe toute la journée. " La guerre éclate. Ne pouvant être mobilisé en tant qu'étranger, il s'engage dans la Croix-Rouge belge, comme brancardier au zoo. Mais il est trop fragile pour supporter toute cette horreur : il fuit à Paris, s'installe à Montparnasse et sculpte un Christ en croix. Le samedi 8 janvier 1916, il organise sa fin. On le trouvera dans son atelier, mourant, étendu sur son lit, empoisonné au gaz. Transporté à l'hôpital Laënnec, il y rend le dernier soupir. Son art, fait d'observation, de simplicité et d'élégance, n'a jamais cessé d'avoir du succès. Avec François Pompon, il est le plus grand animalier de son temps. En 1920, une rétrospective posthume de 125 œuvres a lieu à la galerie Hébrard, en 1947, le zoo d'Anvers institue un "Prix Bugatti" de sculpture animalière et bien des ouvrages et des expositions lui sont consacrés. Un important fonds de plâtres originaux a été donné par sa nièce, L'Ébé Bugatti, au musée d'Orsay. On peut aussi admirer ses œuvres aux musées de Lyon, Roubaix et Vernon.