PÉTASITE III (PESTWURZ III)

PÉTASITE III (PESTWURZ III)

PÉTASITE III (PESTWURZ III)

Modernes et contemporaines
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PÉTASITE III (PESTWURZ III)
Artiste(s): 
Suisse
(1930-)
Graveur(s): 
Gertsch Franz
Suisse
(1930-)

ORIGINE ET DATE:

2002
Commande par le musée du Louvre à des artistes contemporains
LIEU DE CONSERVATION DE L'ORIGINAL: 
Mot(s)-clé(s): 
contemporaine, franz, gertsch
Technique: 
xylographie

DIMENSIONS:

Plaque de cuivre : H.
41 cm
; L.
60,3 cm
Feuille : H.
75 cm
; L.
105 cm
NUMERO D'INVENTAIRE MUSEE: 
11304
REFERENCE RMN-GP: 
KM011304
PRIX DE VENTE: 
400,00 € TTC
Tirage illimité, ni justifié ni signé.

Depuis 1989 le musée du Louvre et la Réunion des musées nationaux confient à des artistes contemporains le soin de réaliser des planches gravées à l'intention de la Chalcographie, qui en assure l'exclusivité du tirage, sans limitation du nombre d'épreuves. Des tendances très différentes de l'art contemporain sont représentées. Geneviève Asse côtoie Georg Baselitz, Pierre Courtin, Jean-Pierre Pincemin, Pat Steir, Jean-Michel Alberola, Robert Morris, Louise Bourgeois, Marcus Raetz, Pierre Alechinsky ou Agathe May. Depuis 1986, le peintre suisse Franz Gertsch, premièrement connu pour ses grandes toiles au réalisme dérivé de la photographie, pratique la xylographie selon une technique en creux qui réactualise à la gouge couteau le criblé du XV ème siècle. Ce sont les ponits blancs piqués dans la surface de la planche de poirier d'un geste très sûr qui "réservent " le "dessin" dans ses estampes-tableaux de format le plus souvent monumental. Cette technique éminemment personnelle semble produire un négatif photographique, mais fait main, qui peut évoquer une vision nocturne, comme c'est le cas dans cette image rapprochée de pétasite, une plante des fossés et de l'humide lisière des bois, semblable à la rhubarbe. Ces grandes feuilles en forme de coeur, dont le parasol évoque justement, selon son étymologie grecque, le pétase, le chapeau à larges bords, on les rencontrera par exemple au jardin de Giverny, chez Claude Monet. Dans la représentation gravée ici, simple et mystérieuse, le proche et le lointain s'échangent sans cesse, se donnent comme partie et contre-partie, le rapport du point à la surface encrée s'infléchit, passe à l'abstraction monochrome - comme un calme tissu nuageux dans lequel la durée du regard révèle cependant le poids physique des choses.