PAYSAGE

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PAYSAGE

Modernes et contemporaines
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PAYSAGE
Artiste(s): 
France
(1943-)
Graveur(s): 
Rouan François
France
(1943-)

ORIGINE ET DATE:

2003
Commande par le musée du Louvre à des artistes contemporains
LIEU DE CONSERVATION DE L'ORIGINAL: 
Mot(s)-clé(s): 
contemporaine, françois, rouan
Technique: 
aquatinte

DIMENSIONS:

Plaque de cuivre : H.
70 cm
; L.
60 cm
Feuille : H.
105 cm
; L.
75 cm
NUMERO D'INVENTAIRE MUSEE: 
11307
REFERENCE RMN-GP: 
KM011307
PRIX DE VENTE: 
290,00 € TTC
Tirage illimité, ni justifié ni signé, en ocre rouge.

Depuis 1989 le musée du Louvre et la Réunion des musées nationaux confient à des artistes contemporains le soin de réaliser des planches gravées à l’intention de la Chalcographie, qui en assure l’exclusivité du tirage, sans limitation du nombre d’épreuves. Des tendances très différentes de l’art contemporain sont représentées. Geneviève Asse côtoie Georg Baselitz, Pierre Courtin, Jean-Pierre Pincemin, Pat Steir, Jean-Michel Alberola, Robert Morris, Louise Bourgeois, Markus Raetz, Pierre Alechinsky ou Agathe May. François Rouan – s’en souvient-on ? – a compté dans les années 1965-1970 parmi les protagonistes du groupe Support/Surface. Son séjour romain, à la Villa Médicis, sous le directorat de Balthus, sa découverte et sa pratique désormais établie du «tressage», sous ses diverses modalités, le portèrent par la suite à dépasser le clivage convenu de la figuration et de l’abstraction et à concevoir la surface picturale comme une (re)construction rythmique, et parfois sérielle.L’image du tableau traduit ainsi la représentation dans son autonomie plastique: les effets du cubisme sont loin d’être éteints.Pour sa gravure à l’eau-forte, au format en largeur, François Rouan «travaille sur un entassement de signes, qui serait comme une sorte de construction assez frontale, comme si l’on pouvait lire un paysage pariétal fait de pleins et de vides» – un paysage non seulement du clair-obscur, mais aussi de la dislocation (dans tous les sens du terme), où il est évidemment difficile de faire la part de la nature et de la culture, et a fortiori de reconnaître un site précis. A une époque où «le vu est tellement confié aux machines, comme si notre mémoire était athlétique», François Rouan se sent comme un homme de l’empreinte plutôt que du visuel, qui lui semble par trop être le mimétique. L’œuvre est ailleurs pour lui. Il tend donc à la ressemblance non objective, mais subjective, à la restitution de l’inouï de la rencontre, traversée par ce qui a déjà été vu. Nous avons là l’une des définitions de l’abstraction, qui est de «laisser travailler les choses liées à la mémoire, mais avec déplacement».