GRANDE TÊTE DE FEMME

GRANDE TÊTE DE FEMME

GRANDE TÊTE DE FEMME

Art Italien
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GRANDE TÊTE DE FEMME
Artiste(s): 
Italie
(1884 -1920)

ORIGINE ET DATE:

1912
Achat par Centre Pompidou en 1949
LIEU DE CONSERVATION DE L'ORIGINAL: 
Mot(s)-clé(s): 
femme, tête

MATIERE:

Original en pierreReproduction Rmn-GP en résine patinée à la main

DIMENSIONS:

Hauteur: 74 cm
Largeur: 18 cm
Profondeur: 15 cm
Dont socle: 
15 cm
x
15 cm
x
15 cm
NUMERO D'INVENTAIRE MUSEE: 
AM 876 S
REFERENCE RMN-GP: 
RF005923
PRIX DE VENTE: 
495,00 € TTC

C'est avec un léger retard sur la peinture mais relevant d'une démarche intellectuelle identique, que la sculpture connaît, en ce début de siècle, un renouveau de son langage. Se libérant de l'empire du maître à la personnalité si marquée qu'est Rodin, les artistes en recherches pratiquent le plus souvent et la sculpture et la peinture, et rompent avec la manière réaliste : aussi Picasso réalise en 1910 une Tête de Femme tout à fait cubiste. C'est aussi le retour aux arts primitifs et archaïques et la découverte de l'art nègre dont l'incroyable synthétisme fait dire à Maillol que "les sculpteurs nègres ont réduit vingt formes en une". Dans le même temps, Brancusi travaille en solitaire, se tenant résolument à l'écart des réalistes et des cubistes, témoignant par la régularité du modelé et de la surface, et le "fini" de ses œuvres, de son exigence. Dans son sillage se trouve un jeune artiste italien, arrivé à Paris en 1906, pratiquant la taille directe : Modigliani. Brancusi lui donne des conseils vers 1909 et l'encourage dans la voie de cette technique en laquelle il voit "le vrai chemin vers la sculpture". Aussi reconnaît-on dans cette Tête de Femme la consistance du bloc de pierre et, à travers la dureté de l'expression, l'allongement des formes et la géométrie des traits sont aisément reconnaissables, les sources d'inspiration archaïque ou d'art Baoulé et donnent à cette œuvre un caractère composite. Modigliani abandonne l'année suivante la sculpture, trop chère et trop pénible, pour se consacrer jusqu'à la fin de sa vie à la peinture qui dût beaucoup d'ailleurs à sa sculpture.