GRANDE IDOLE FÉMININE DES CYCLADES

GRANDE IDOLE FÉMININE DES CYCLADES

GRANDE IDOLE FÉMININE DES CYCLADES

Antiquités grecques, étrusques et romaines
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GRANDE IDOLE FÉMININE DES CYCLADES
Artiste(s): 

ORIGINE ET DATE:

Cycladique Ancien II, 2700 - 2300 avant J.-C.
Trouvé dans l'Ile de Paros et don de M. Hinstin en 1876
LIEU DE CONSERVATION DE L'ORIGINAL: 
Mot(s)-clé(s): 
statuette, femme, idole, divinité, cyclade

MATIERE:

Original en marbreReproduction Rmn-GP en résine patinée à la main

DIMENSIONS:

Hauteur: 41 cm
Largeur: 13 cm
Profondeur: 8 cm
Dont socle: 
3 cm
x
8 cm
x
8 cm
NUMERO D'INVENTAIRE MUSEE: 
Ma 2708
REFERENCE RMN-GP: 
RB002018
PRIX DE VENTE: 
170,00 € TTC
Egalement disponible : la petite idole féminine des Cyclades (RB002019)

Cette statuette figurant une femme nue, debout sur la pointe des pieds, en position frontale, les bras croisés sur le corps, reproduit un original en marbre provenant de Naxos, l'une des îles Cyclades. Elle est caractéristique de la production artistique de ces îles à l'époque préhistorique du Bronze Ancien (3200-2000 av. J.-C.) : grâce à leur situation géographique, entre l'Anatolie et le continent grec, les Cyclades assurent en effet la diffusion des innovations techniques d'une région à l'autre et connaissent alors un moment d'épanouissement artistique. A l'encontre du naturalisme de la période néolithique, elles créent un art géométrique dont les idoles de marbre nous offrent, sans doute, les formes les plus achevées, où dominent l'abstraction, l'harmonie des proportions, la pureté des volumes et des lignes. Cette longue période de douze siècles connaît elle-même différents stades d'évolution, différentes «cultures» désignées chacune par le nom des sites qui en furent les foyers les plus importants. Cette figurine plate et anguleuse dont la tête et la forme générale s'inscrivent dans un triangle dont seuls le nez et les seins sont modelés, bras et jambes étant marqués par une simple incision, est du type de Chalandriani (site de Syros), variété, sans doute tardive, de la Culture de Keros-Syros (2700-2300 av. J.-C.). L'étude de ces idoles de marbre a pu être affinée au point de distinguer des ateliers et même des mains de «maîtres». Leur signification, en revanche, reste énigmatique : différentes hypothèses ont été proposées, puis rejetées : images de la Déesse Mère, protectrice des morts, effigies des défunts ? Sans doute la fonction de ces statuettes n'était-elle pas exclusivement funéraire puisqu'elles ne furent pas toutes retrouvées dans les tombes et qu'elles portent parfois la trace de réparations antiques laissant supposer un usage prolongé.