DANSEUSE REGARDANT LA PLANTE DE SON PIED DROIT RÉSINE

DANSEUSE REGARDANT LA PLANTE DE SON PIED DROIT RÉSINE

DANSEUSE REGARDANT LA PLANTE DE SON PIED DROIT RÉSINE

Art français du XIXe siècle
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DANSEUSE REGARDANT LA PLANTE DE SON PIED DROIT RÉSINE
Artiste(s): 
France
(1834 - 1917)

ORIGINE ET DATE:

XIXème siècle
LIEU DE CONSERVATION DE L'ORIGINAL: 
Mot(s)-clé(s): 
statuette, femme, danseuse, danse

MATIERE:

Original en bronzeReproduction Rmn-GP en résine patinée à la main

DIMENSIONS:

Hauteur: 46 cm
Largeur: 17 cm
Profondeur: 22 cm
Dont socle: 
2 cm
x
17 cm
x
15 cm
NUMERO D'INVENTAIRE MUSEE: 
RF 2099
REFERENCE RMN-GP: 
RF005961
PRIX DE VENTE: 
355,00 € TTC
Disponible en bronze (ZF005961)

L'exigence de Degas envers lui-même le conduisit à la sculpture à la fin des années 1860 pour mieux comprendre le mécanisme du mouvement : *«plus j'ai vieilli, plus je me suis rendu compte que pour arriver [...] à une exactitude si parfaite qu'elle donne la sensation de la vie, il faut recourir aux trois dimensions [...] parce que l'à-peu-près n'y est pas de mise».* Ses études n'étaient destinées qu'à améliorer ses peintures. Il ne les montra jamais à l'exception de *la petite danseuse de quatorze ans* qu'il exposa en 1881 à la sixième exposition «impressionniste». Elle suscita la répulsion du public en général mais aussi l'admiration d'un écrivain comme Joris-Karl Huysmans : *«cette statuette est la seule tentative vraiment moderne que je connaisse dans la sculpture».* Degas refusa que ses sculptures soient coulées en bronze comme l'aurait voulu le marchand Vollard. Cette matière «pour l'éternité» l'empêcherait de recommencer, pensait-il. Cependant il accepta de faire mouler vers 1900 trois de ses études dont cette danseuse regardant la plante de son pied droit. Il la considéra donc comme achevée bien qu'il retravailla cette pose jusqu'à la fin de sa vie. Cette danseuse en équilibre participe aux recherches de l'artiste sur le mouvement rotatif, le caractère instable du corps. A la mort de Degas, les marchands Durand-Ruel et Vollard, chargés de la succession, ne conservèrent que 73 sculptures sur environ 150 retrouvées dans son atelier. Elles furent éditées en bronze à cire perdue par A.A. Hebrard à partir de 1920. Le musée d'Orsay expose la série acquise en 1920 en cinq cires originales données par Paul Mellon. Sans le vouloir, Degas avait renouvelé la sculpture du XIXème siècle.