DANSEUSE CHINOISE DROITE

DANSEUSE CHINOISE DROITE

DANSEUSE CHINOISE DROITE

Art asiatique
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DANSEUSE CHINOISE DROITE
Artiste(s): 

ORIGINE ET DATE:

Epoque Tang, milieu du VIIème siècle
Collection Jacques Polain
LIEU DE CONSERVATION DE L'ORIGINAL: 
Paris, musée national des Arts asiatiques, Guimet
Mot(s)-clé(s): 
statuette, femme, danseuse, danse, chine

MATIERE:

Original en terre cuite blancheReproduction Rmn-GP en résine patinée à la main

DIMENSIONS:

Hauteur: 17 cm
Largeur: 25 cm
Profondeur: 20 cm
NUMERO D'INVENTAIRE MUSEE: 
NR
REFERENCE RMN-GP: 
RK007973
PRIX DE VENTE: 
230,00 € TTC
Existe le pendant représentant la danseuse chinoise gauche (RK007972)

Ces deux danseuses ont été exécutées à partir de moules de section carrée découlant de modèles Sui. La résurgence de cette technique apparentée à celle du verre est probablement due aux potiers des Bei Qi du Henan. Rares sont les œuvres de la fin du VIème siècle et de la première moitié du VIIème siècle utilisant des glaçures plombifères. Réalisées dans une terre fine blanche enduite d'une glaçure ivoire qui a pelé par endroits, elles prolongent une technique mise au point sous les Sui. Silhouettes, physionomies, coiffures participent de ce même idéal de beauté propre aux créations du milieu du VIIème siècle. Les cheveux sont ramassés sur le sommet du crâne telles les ailes éployées d'un papillon. L'ovale du visage est posé sur un corps d'adolescente. Le boléro moulant met en valeur le buste incliné au modelé délicat. La taille fine, les reins souples, les jambes en flexion miment un pas de danse. Bien que beaucoup d'airs de cette époque demeurent connus, il ne paraît pas possible de les faire coïncider avec une quelconque chorégraphie. Tout au plus peut-on en déduire que les attitudes mélodieuses appartiennent davantage au style ruan de tradition chinoise qu'au jian beaucoup plus tourbillonnant des danses occidentales. Les apports étrangers ont été assimilés, cependant la façon de se mouvoir près du sol pourrait venir de l'Inde. Une grande partie du talent de l'interprète résidait probablement dans sa façon de planer sans pesanteur apparente, maintenu au-dessus des choses par les étoffes virevoltantes de ses manches.