CHATTE DE LA DÉESSE BASTET DITE "CHAT AU COLLIER"

CHATTE DE LA DÉESSE BASTET DITE "CHAT AU COLLIER"

CHATTE DE LA DÉESSE BASTET DITE "CHAT AU COLLIER"

Antiquités égyptiennes
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CHATTE DE LA DÉESSE BASTET DITE "CHAT AU COLLIER"
Artiste(s): 

ORIGINE ET DATE:

Epoque Saïte, 700 - 600 avant J.-C.
LIEU DE CONSERVATION DE L'ORIGINAL: 
Paris, musée du Louvre
Mot(s)-clé(s): 
statuette, chat, animaux, bastet, déesse

MATIERE:

Original en bronzeReproduction Rmn-GP en résine patinée à la main

DIMENSIONS:

Hauteur: 40 cm
Largeur: 13 cm
Profondeur: 27 cm
Dont socle: 
5 cm
x
13 cm
x
27 cm
NUMERO D'INVENTAIRE MUSEE: 
N 4538
REFERENCE RMN-GP: 
RE000006
PRIX DE VENTE: 
235,00 € TTC

Il est dignement assis, les oreilles dressées, le museau pointé. Un collier est incisé sur son cou, les yeux étaient incrustés, les oreilles percées portaient sans doute des anneaux d'or. Dès les temps préhistoriques, une espèce de chat vivait à l'état sauvage à l'orée des déserts. Chasseur puissant, trapu, agressif, à queue courte, au pelage tigré, il devient le compagnon du dieu Rê et lacère le serpent Apopis au pied de l'arbre sacré. Le chat domestique, plus fin, gracieux, n'apparaît que plus tardivement. Sans doute importé du Sud et de l'Ouest comme curiosité, il n'est attesté qu'à partir du début du IIème millénaire avant notre ère. A partir du Moyen Empire, ses représentations deviennent plus fréquentes, les premières momies de l'animal apparaissent. Ce chat domestique distrayait la maison et chassait les rongeurs. Les chasseurs le lâchaient dans les fourrés des marais pour lever le volatile caché dans les ombelles. L'étymologie de son nom est assez obscure, les Égyptiens l'appelaient myeou, désignation devenue quasiment internationale. A la Basse Époque, le chat domestique entra dans la mythologie sous les traits de la chatte Bastet. La lionne était en recul, la légende substitua l'une à l'autre. La sanguinaire déesse léontocéphale, manifestation de "l'œil" de Rê, est envoyée sur terre par son père pour détruire ses ennemis. Enivrée par le sang, elle se livre à un carnage. Rê envoie alors le petit singe Shou pour la ramener. Afin de l'apaiser, il la précipite dans le fleuve d'où elle ressortira sous la force aimable de Bastet. Déesse céleste, elle est la protectrice du foyer, de la famille, souvent représentée allaitant ses chatons. Elle est très vénérée à la Basse Époque où la zoolâtrie nationale est importante. Hérodote nous rapporte qu'un Egyptien laissait brûler ses meubles mais risquait sa vie pour sauver un chat des flammes. Un citoyen romain sera lynché pour avoir tué un chat. Dans les centres de culte dédiés à Bastet, dont le plus célèbre est Bubastis dans le delta, les fidèles allaient déposer des effigies de bronze à l'image de l'animal. Les chats y étaient élevés, soignés, vénérés, embaumés. Des centaines de momies de chats y ont été découvertes emmaillotées dans des bandelettes de lin ou déposées dans des sarcophages de bois ou de bronze.