BUSTE DE MARIE ANTOINETTE

BUSTE DE MARIE ANTOINETTE

BUSTE DE MARIE ANTOINETTE

Art français du XIXe siècle
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BUSTE DE MARIE ANTOINETTE
France
(1766 - 1823 ou actif de 1784 à 1827)

ORIGINE ET DATE:

Entre 1782 et 1827
LIEU DE CONSERVATION DE L'ORIGINAL: 
Versailles, musée national des châteaux et de Trianon

MATIERE:

Original en biscuit en porcelaine de sèvresReproduction Rmn-GP en résine patinée à la main

DIMENSIONS:

Hauteur: 22 cm
Largeur: 13 cm
Profondeur: 10 cm
NUMERO D'INVENTAIRE MUSEE: 
RF3145
REFERENCE RMN-GP: 
RF006148
PRIX DE VENTE: 
165,00 € TTC

La manufacture de Sèvres a réalisé plusieurs modèles en porcelaine représentant Marie-Antoinette. On doit au sculpteur Jean-Baptiste Lemoyne le plus ancien buste, datant de 1771. Réalisé en pâte tendre et proposé en deux grandeurs, il fut longtemps attribué à Pajou. Durant les années où Louis-Simon Boizot dirigea les ateliers de sculpture, d'autres portraits de Marie-Antoinette furent proposés à la vente. L'Autel royal, groupe commémorant le sacre de Louis XVI, offert en 1775 aux jeunes souverains, fut le premier et reste le plus célèbre témoignage de l'hommage que la manufacture royale ne cessa de rendre à la reine, sous sa direction. En buste ou en pied, en médaillon, sous la forme d'allégories, avec son époux ou avec ses enfants, Marie-Antoinette fit l'objet de nombreux exemplaires dont les registres font état mais qui disparurent à la Révolution. Certains nous sont connus par des copies. Il en est ainsi du modèle créé par Boizot dans les années 1780, le buste de Marie-Antoinette drapée, dit de Wengmuller, conservé aujourd'hui à Versailles. Ce modèle méconnu est attribué à Brachard sans préciser s'il s'agit de l'aîné, Jean-Charles-Nicolas ou du plus jeune Jean-Nicolas-Alexandre Brachard, actifs ensemble à la manufacture entre 1782 et 1827. Il s'agit cette fois d'un portrait idéalisé de la reine et non l'évocation d'une souveraine au sommet de sa puissance comme l'évoquait le modèle de Boizot. La tête légèrement tournée vers la droite, les épaules revêtues d'une étoffe nouée avec naturel, elle est coiffée d'un diadème orné d'une fleur de lys et retenu par un rang de perles. Tout relève ici de l'iconographie royaliste ce qui pourrait laisser entendre que le modèle, dont on ignore la date exacte de création, date probablement de la Restauration.