BONAPARTE À ARCOLE

BONAPARTE À ARCOLE

BONAPARTE À ARCOLE

Peintures
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BONAPARTE À ARCOLE
France
(1771-1835)
Graveur(s): 
Longhi Giuseppe
Italie
(1766-1831)

ORIGINE ET DATE:

1797 - 1798
Acheté à M. Gihaut marchand d'estampes sous le 2nd Empire
LIEU DE CONSERVATION DE L'ORIGINAL: 
Technique: 
burin

DIMENSIONS:

Plaque de cuivre : H.
49,2 cm
; L.
34,3 cm
Feuille : H.
65 cm
; L.
50 cm
NUMERO D'INVENTAIRE MUSEE: 
2110
REFERENCE RMN-GP: 
KM002110
PRIX DE VENTE: 
110,00 € TTC
Tirage illimité, ni justifié ni signé, en noir.

La bataille d'Arcole (15-17 novembre 1796) est l'un des événements marquants de la première campagne d'Italie et le début d'une carrière fulgurante pour Bonaparte. Au début de l'affrontement, Bonaparte s'empare d'un drapeau et tente de traverser le pont qui sépare les deux armées mais, bousculé par le feu autrichien, sa tentative échoue. La victoire ne sera acquise que deux jours plus tard. C'est à Milan que Bonaparte commande ce tableau au baron Gros, élève de David, pour servir à la propagande qu'il met en œuvre depuis le début des opérations. La représentation épique montre toute la détermination du chef de guerre et son calme face à la mitraille. Cet épisode d'Arcole sera désormais l'un des plus grands mythes de la légende napléonienne.Giuseppe Longhi est l'un des maitres de la gravure italienne. Il fut nommé professeur de gravure à l'Académie de Brera et Longhi fut le professeur des meilleurs graveurs italiens du début du XIX siècle. Napoléon le chargea de graver son portrait d'après Gros. Il devint par la suite le graveur officiel de Napoléon et la chute de celui-ci arrêta momentanément sa production. Antoine-Jean Gros est né à Paris en 1771. Ses parents étaient miniaturistes. Il entre à 15 ans dans l'atelier de David (fin 1785) et fut admis à l'école de l'Académie de peinture deux ans plus tard. Craignant les évènements politiques il obtient un passeport pour l'Italie grâce à David en 1793.Il visite le midi de la France, Gênes, Florence, puis se fixe à Gênes où en 1796, il rencontre Joséphine, qui le présente à Bonaparte. En 1799, il doit quitter Milan, il se réfugie à Gênes, puis rentre en France en passant par Marseille. En Italie il aura étudié Rubens et les coloristes du XVIe siècle. Puis Bonaparte lui commande les pestiférés de Jaffa, accueillie triomphalement au Salon de 1804. Le public le considéra comme le plus grand coloriste de l'école française. Peintre de commande essentiellement, peintre d'histoire, portraitiste officiel, ses dessins et ses peintures, par l'énergie du trait, la couleur et le mouvement révèlent bien un tempéramment romantique. La bataille d'Eylau, au Salon de 1806, Le champ de Mars d'Eylau, au Salon de 1808, la prise de Madrid et la bataille des Pyramides, au Salon de 1810... En 1814, il est portraitiste officiel de Louis XVIII. En 1815, il entre à l'Académie des Beaux-Arts et en 1816, il y est nommé professeur, en remplacement de David. Il fut nommé Baron par Charles X, au moment où commence son déclin. Il multiplie les critiques contre la nouvelle école, il se heurte à l'influence d'Ingres sur l'École des Beaux-Arts. Après 1831, le découragement de l'artiste s'accentue (Hercule et Diomède, mal accueillie au Salon de 1835). Il se suicide en se noyant dans la Seine en 1835.