APHRODITE SE MIRANT

APHRODITE SE MIRANT

APHRODITE SE MIRANT

Antiquités grecques, étrusques et romaines
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APHRODITE SE MIRANT
Artiste(s): 

ORIGINE ET DATE:

IIIème siècle avant J.-C.
Grèce
LIEU DE CONSERVATION DE L'ORIGINAL: 
Paris, musée du Louvre

MATIERE:

Original en bronzeReproduction Rmn-GP en résine patinée à la main

DIMENSIONS:

Hauteur: 19 cm
Largeur: 7 cm
Profondeur: 7 cm
Dont socle: 
2 cm
x
7 cm
x
7 cm
NUMERO D'INVENTAIRE MUSEE: 
NR
REFERENCE RMN-GP: 
RB002053
PRIX DE VENTE: 
135,00 € TTC

C'est au IVe siècle avant J.-C. que le sculpteur Praxitèle aura l'audace de figurer sans voiles la déesse de l'Amour, Aphrodite. Son chef-d'œuvre, la célèbre Aphrodite de Cnide, dont il existe un grand nombre de copies et d'innombrables adaptations, laissera une empreinte profonde dans la création plastique. C'est ainsi que les facteurs de bronze, dans la période hellénistique, traiteront le thème de la nudité féminine en mille variations qui rivalisent d'invention et de grâce. L'Aphrodite se regardant dans un miroir - qu'elle tenait dans la main droite - représente l'une des fantaisies les plus charmantes de cette imagination créatrice. Le bronzier qui a moulé l'objet a obéi aux principes d'équilibre qui règlent la pondération des corps depuis Polyclète : la distinction est claire entre la jambe gauche qui porte le poids et la jambe droite, laissée libre. Le corps est rythmé par des effets de contre-balancement : la réponse croisée de l'inclinaison des épaules et de celle des hanches, la direction opposée que prend le pied droit d'une part et la tête d'autre part. De plus, le geste de coquetterie que dessinent les deux bras assouplissent et élancent la silhouette : elle décrit une figure légère qui donne l'impression d'habiter un espace harmonieux qui lui est propre. La liberté avec laquelle la chevelure a été traitée et la sensualité du travail de la bouche sont des marques de l'époque hellénistique. Mais l'artiste n'a pas oublié les chefs-d'œuvre du IVe siècle classique ; il a modelé un corps dont la féminité s'exprime par la douceur des surfaces plus que par l'abondance des volumes.