AGRIPPINE SORTANT DU BAIN

AGRIPPINE SORTANT DU BAIN

AGRIPPINE SORTANT DU BAIN

Sculpture et architecture
Partager
AGRIPPINE SORTANT DU BAIN
Artiste(s): 
France
(1598-1688)
Graveur(s): 
Mellan Claude
France
(1598-1688)

ORIGINE ET DATE:

Provient de la série "Statues et bustes antiques des Maisons Royales" du Cabinet du Roi
LIEU DE CONSERVATION DE L'ORIGINAL: 
Mot(s)-clé(s): 
sculpture, antique, agrippine
Technique: 
burin

DIMENSIONS:

Plaque de cuivre : H.
40,8 cm
; L.
29 cm
Feuille : H.
56 cm
; L.
38 cm
NUMERO D'INVENTAIRE MUSEE: 
1314
REFERENCE RMN-GP: 
KM001314
PRIX DE VENTE: 
90,00 € TTC
Tirage illimité, ni justifié ni signé, en noir.

Cette suite d'estampes qui représentent des statues antiques appartenant aux Maisons Royales, provient d'un des volumes du Cabinet des planches gravées du Roi, connu sous le nom de Cabinet du Roi, qui était en quelque sorte un catalogue illustré des collections royales. Parmi les 61 planches provenant des Statues et bustes antiques des Maisons Royales, les 18 premières sont l'œuvre de Claude Mellan (1598-1688), maître incontesté de la gravure au burin. Les estampes d'Etienne Baudet (1638-1711) témoignent de son application à égaler l'art de son maître. Le rapprochement des œuvres des deux graveurs met en évidence le génie de Mellan."L'Agrippine sortant du bain" (1677) exécutée d'après la sculpture appelée aussi "Mnémosyne" constitue l'un des chefs-d'œuvre de Claude Mellan, l'interprète le plus surprenant de la technique du burin au XVIIè siècle : aucun trait ne vient jamais cerner les sujets, mais la seule ondulation résultant de l'inclinaison et de la profondeur de la taille au burin définit les volumes de ses sujets. Tout le travail de Mellan tient dans la compréhension de l'illusion optique produite par la succession et la juxtaposition de lignes sécantes.Elève de Simon Vouet en Italie, c'est peu avant 1620 que Claude Mellan s'installa à Paris. Extraordinaire graveur, c'est lui qui créa et développa le procédé de la gravure " à une seule taille " : un seul trait de burin compose le motif de sa Sainte Face sur le Linge de Sainte Véronique ainsi que sa signature et l'inscription latine. Ce tour de force prodigieux et totalement novateur le fit reconnaître par Louis XIV dont il devint graveur ordinaire en 1657 (en même temps que Robert Nanteuil), puis graveur du cabinet des statues et des bustes antiques.