Paris en 1860

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Embrassant un large panorama orienté nord-ouest, l’estampe Paris en 1860 offre une vue d'ensemble de la capitale au début du règne de Napoléon III, alors que les grands travaux d’Haussmann bouleversent la physionomie de la ville.

Edouard Willmann, Paris en 1860, eau-forte et burin sur acier, 1860, Chalcographie du Louvre

 

Le traitement de la lumière, remarquable et théâtralisé, concourt à mettre en avant les grandes réalisations voulues par Napoléon III. Sur la rive droite, on distingue le toit des Halles construites par Baltard, dont le chantier n’est pourtant pas encore achevé. Côté Seine, la tour Saint-Jacques a été dégagée, tandis que se détache un peu plus loin la silhouette du Palais du Louvre enfin terminé.

L’île de la Cité, le cœur historique de la ville qui figure au centre de l’estampe, présente encore son visage médiéval : sur le parvis de la cathédrale, restaurée par Violet-le-Duc, les centaines de maisons forment un labyrinthe de rues étroites et insalubres. Elles seront rasées en 1865 pour laisser place à une esplanade et à un ensemble de bâtiments publics.

Paris en 1860 appartient à la série des vues pittoresques de Paris. Par son cadrage, elle s’inscrit dans la tradition des vues à vol d’oiseau et des plans perspectifs, appréciés depuis le XVIe siècle. Elle fait également écho aux premières photographies aériennes de Paris réalisées par Nadar en 1858.

Fourmillante de détails, cette estampe est gravée à l’eau-forte et au burin sur acier. Ses dimensions gigantesques (65 cmx100 cm) et la nature de la matrice font de cette gravure une prouesse technique.

L’auteur, Édouard Willmann, est un artiste allemand fasciné par le Paris du Second Empire. Il a dédié cette oeuvre à Napoléon III. L’empereur l’a offerte à la Chalcographie du Louvre, qui en assure l'exploitation depuis 1860. L’entrée de cette plaque dans la collection témoigne des enrichissements apportés à l’institution au cours du XIXe siècle.